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L’une des 10 grandes chaînes de montagne au monde. Elle rivale avec les hautes montagne du Monde. Divisée en trois parties : Orientale, Centrale et occidentale, l4atlas offre des randonnées de grande importance. D’une randonnée de 8 jours à 23 ou 50 jours l’Atlas est en mesure de faire évader du stress et de la grisaille. En été c’est la marche ou les sports de montagne et en hiver c’est le ski. Vivre l’aventure dans l’Atlas : c’est unique. A- LE HAUT ATLAS : domaine de la randonnée, de l'alpinisme et du ski C'est l'une des dix plus grandes chaînes montagneuses de la planète[1] et la plus importante au Maroc par ses dimensions, son altitude, ses reliefs et son enneigement. Cette importance dépasse largement le cadre national et fait du Haut Atlas la plus grande et la plus longue chaîne maghrébine et de toute l'Afrique du Nord[2]. Sa masse colossale et sa position de barrière naturelle face à l'océan atlantique font de cette chaîne le réservoir d'eau le plus important du pays. Les chutes de neige, relativement régulières annuellement, bien que le volume varie d'une année à l'autre et selon la position en latitude, ont permis de garantir un réseau hydrographique dense et important sur ses deux versants, ainsi trouve-t-on de nombreuses rivières qui alimentent aussi bien les plaines et grandes villes du Nord que les vallées, oasis et plateaux du sud.
Il s'étend de la baie d'Agadir au sud-ouest jusqu'aux confins du Maroc oriental au nord-ouest sur une longueur de plus de 800 km. Sa superficie est de 75.184 km², représentant environ 39% du territoire de montagne au Maroc. C'est la chaîne de montagne la plus élevée du Maroc, elle compte plus de 10 sommets de plus de 4000 m d'altitude, 92 dépassants 3500 m et 410 autres sommets atteignent 3000 m.. Sa population est berbérophone et a atteint selon le dernier recensement de la population et de l'habitat au Maroc en 1994, un peu plus de 1,8 millions d'habitants, soit 26,4% de la population montagnarde du Maroc, avec une densité moyenne de 32 habitants / km² ; elle représente un facteur déterminant de développement de l'activité touristique.
Il est communément admis que la partie située entre la trouée d'Argana à l'ouest et le col de Tizi-n-Talghoumte, entre Midelt et Rich (sur la R.P. 21), est la plus attrayante et vivante de cet ensemble. D'une part, sur les quelque 500 km de longueur qu'elle mesure, elle présente toutes les possibilités de développement d'un tourisme de montagne itinérant, de séjour et de station, mais cette affirmation ne peut être vraie pour toute cette partie désignée, ce qui nous amènera à dire que le massif présente en général des potentialités et des possibilités à des degrés différents, qui sont mises en valeur en fonction des équipements existants et des possibilités d'accès dans certains tronçons. D'autre part, certains espaces sont loin de la fréquentation touristique, voire méconnus des touristes et des organisateurs, dont nous donnerons des éléments en détail dans certains chapitres de ce travail.
Par ailleurs, cette chaîne est habitée depuis longtemps par des populations qui ont toujours su adapter leur vie et leurs activités à la topographie, aux conditions hydrologiques et climatiques en développant une forte vie en communauté, alliant le long de l'année les activités agro-sylvo-pastorales et les manifestations artistiques et culturelles[3]. L'hétérogénéité socioculturelle et économique de cette chaîne n'est en réalité qu'une heureuse diversité à côté d'un découpage géographique qui distingue trois grandes parties : le Haut Atlas Occidental, Central et Oriental. La dissymétrie climatique est une caractéristique de cet ensemble qui distingue les versants nord humides des versants sud arides. [1] Op. Cit. , Ministère du Tourisme, "rapport sur le tourisme de montagne", D.A.I. /C.I.M., 1992, p. 2. [2] Brahim MOUDOUD, "Organisation et Gestion du Tourisme de montagne dans le Haut Atlas Central", mémoire de D.E.A. Institut de Géographie Alpine, Université Joseph Fourier - Grenoble 1, 1994, p. 10. [3] Brahim Moudoud, Op. Cit. , p. 10.
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